lundi 25 novembre 2013

[Test] PS Vita : Tearaway

 

Longtemps attendu, le dernier jeu de Media Molecule, créateur de Little Big Planet, est enfin disponible.

Que vont nous proposer ces développeurs talentueux sur un support tel que la PS Vita ? Est-ce que toutes les fonctionnalités de la console seront utilisées ? Et surtout, est-ce que le jeu sera intéressant à parcourir ?

Voyons cela ensemble dans ce nouveau test consacré à Tearaway.

 

Tout d'abord, quand on regarde le packaging du jeu, on s'aperçoit que Sony croit fortement dans la valeur de ce titre.

En effet, il est bien plus fourni que pour la majorité des titres PS Vita. Pensez donc, on a droit à quelques prospectus publicitaires.

Mais surtout, Sony a eu la bonne idée de proposer une jaquette réversible. Côté pile, on a iota, le messager masculin du jeu, alors que côté face, on a atoi, son pendant féminin.

Dés le départ du jeu, les narrateurs demanderont directement au joueur quel sexe il souhaite incarner. Et ce ne sera que le début, car le grande particularité de Tearaway est de mêler son monde virtuel avec le notre, bien réel.

En effet, le joueur est un Vou, sorte de divinité pour les habitants du monde de Tearaway. Mais il contrôle également le Messager, iota ou atoi. Vous devrez le guider pour remettre de l'ordre dans ce monde envahi par les Scrups.

 

En tant que Vou, vous aurez plusieurs pouvoirs pour interagir directement sur le monde de Tearaway. Le premier est que vous serez le soleil. La caméra avant vous filmera tout au long du jeu pour incruster votre trombine à la place du soleil.

Ce qui peut paraître anodin au début s'avéra très utile par le suite, car on remarquera très rapidement que notre tête servira beaucoup, comme, par exemple, pour représenter la couverture d'un vinyle ou d'autres choses que je ne peux vous révéler.

 

 

Vous pourrez également éjecter les Scrups en utilisant votre doigt sur le pavé tactile arrière, déplacer un morceau de rondin pour ouvrir un passage ou encore activer le pouvoir des tambours pour faire sauter bien plus haut le Messager.

Le tactile avant, quant à lui, vous permettra d'ouvrir les paquets cadeaux, de déplier les éléments du décor et bien plus de choses encore.

 

En contrôlant le Messager, on pourra exploiter librement ce magnifique monde de papier, tout en 3D libre. Au départ, le Messager n'aura que peu de mouvements disponibles. Il faudra même attendre un bon quart d'heure avant d'obtenir le saut.

Mais rassurez-vous, si vous êtes comme moi allergique au saut lunaire de Sackboy dans Little Big Planet, vous serez heureux d'apprendre que Media Mollecule a enfin appris ce que le mot "précision" voulait dire.

Dés le début du jeu, il faudra résoudre quelques énigmes ou quêtes annexes, ou encore collecter cadeaux et confettis.

Cependant, on s'apercevra rapidement qu'il ne suffira pas de faire un niveau une seule fois. En effet, il ne sera pas rare qu'il nous manque un pouvoir pour accéder à une plateforme au loin. Heureusement on aura tout le loisir de recommencer un niveau avec les nouveaux pouvoirs acquis lors de l'aventure.

 

 

Et c'est là que la collecte de cadeaux et de confettis s'avéreront primordiales pour la suite de l'histoire. Les cadeaux permettront d'acheter de nouveaux patrons à découper, alors que les confettis serviront à acheter des accessoires pour personnaliser son Messager ou faire évoluer l'appareil photo.

Car, oui, la plus grande originalité de Tearaway n'est pas son monde de papier, mais bien le côté créatif qu'il permet.

 

 

Au détour d'un chemin, on croisera un écureuil qui nous demandera de lui donner une couronne. Là, le jeu basculera en mode création et on pourra dessiner la couronne que l'on souhaite faire porter à cet écureuil.

Malgré quelques imprécisions dûes à l'utilisation du doigt à la place d'un stylet, on arrive avec un peu d'entraînement à faire des découpages ressemblant.

Une fois la couronne déposée sur la tête de notre animal, celui-ci, reconnaissant, vous offrira un appareil photo qui vous donnera le pouvoir de redonner de la couleur aux êtres maudits par les Scrups. Ceci rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont joué Okami.



 

Comme Litle Big Planet, ce jeu est une véritable ode à l'imagination et à la créativité. Toutes les créations et les patrons que l'on aura imaginé dans le jeu pourront être imprimés et collés pour décorer, par exemple , sa chambre grâce au lien avec le site www.tearaway.me.

Cependant, et contrairement à son aîné, on ne pourra pas éditer de niveaux pour les partager en ligne.

 

 

Musicalement, Tearaway fait aussi dans l'originalité. Mêlant musiques amérindiennes et modernes, celles-ci sont entêtantes sans être lassantes. Personnellement, j'ai été agréablement surpris par la bande son, et j'espère que Sony aura la bonne idée de la vendre sur les plateformes légales de téléchargement.

 

Alors que nous sommes noyés sous les remakes et les suites sans saveur et sans génie, le dernier né de Media Molecule s'avère être un vent de fraîcheur bienvenue. Utilisant avec efficacité toutes les fonctionnalités de la PS Vita, Tearaway a tout du must have dont la console a tant besoin.

Proposé à petit prix, 30€ dans toutes les bonnes crèmeries, il serait dommage de se priver d'un tel jeu unique en son genre.

 

 

1 commentaire:

  1. Test assez sympa, peut-être trop illustrée mais c'est que j'ai dans mes habitudes de croiser plus de pavés de texte que d'images en circulation sur les articles que je lis :).

    Pour ma part, vu les échos que j'ai sur la PSVita ces temps-ci, et dernièrement grâce à ce titre, je crois que ce tout a décidé de ma prochaine console. C'est clairement la console qui va émerger pour 2014 et proposer une réelle expérience vidéo-ludique aux joueurs, ce que Tearaway annonce très bien d'ailleurs.

    Chaque test que je lis d'un jeu Vita m'encourage de plus en plus à craquer, c'est bientôt la fin pour mon porte-monnaie n.n

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