jeudi 4 octobre 2012

[Test] PS3 : Tales of Graces f




Après mes premières impressions le mois dernier, j’ai entre temps terminé Tales of Graces f et je peux donc vous en proposer un test complet.


Sorti initialement en 2009 sur Wii et exclusivement au japon, ce douzième épisode majeur de la saga Tales of nous arrive enfin dans une version PS3 qui rajoute un tout nouveau chapitre à l’histoire ainsi que quelques modifications du scénario.


Ce Tales of Graces, entièrement en français, saura-t-il ravir les fans de J-RPG ou les décevra-t-il ?



L’histoire prend place sur la planète Ephinea et le joueur incarne Asbel Lhant, un jeune garçon qui est bien décidé à échapper à sa destiné de successeur du Seigneur de Lhant. Faisant les 400 coups avec son frère Hubert, lors d’une de leur escapade à la colline de Lhant, ils découvrent une jeune fille étendue parmi les fleurs. Cette fille est amnésique mais elle se révèle très forte au combat et ne semble pas comprendre les émotions qu’elle ressent. C’est sur ces évènements que débute une quête qui scellera le destin d’Ephinea.


Graphiquement le jeu garde la patte typique des Tales of récents, c'est-à-dire que c’est hyper coloré, avec des personnages en semi-SD dans un style animé japonais. Malheureusement, on se rend vite compte qu’il s’agit d’un portage HD d’un jeu Wii puisque la caméra n’est pas libre. C’est très frustrant puisque qu’on a souvent envie de pouvoir explorer ces magnifiques décors sous tous les angles.


Pour le chapitre exclusif à la PS3, les développeurs ont cependant utilisé le surcroit de puissance offerte par la console. Dans celui-ci, ils nous offrent des décors encore plus somptueux et utilisant, à outrance, les effets de caméra, de lumière et de particules.


Concernant le bande son, c’est avec bonheur que nos oreilles découvrent que Motoi Sakuraba n’est plus seul à la barre. Certes, on n’échappera pas aux musiques électro-rock qui mettront à l’épreuve notre patience, mais celles-ci seront très rares. L’apport d’ Hibiki Aoyama est un vrai soulagement et amène un peu de fraicheur aux bandes son des Tales of, qui en avaient bien besoin. On regrette d’autant plus que le jeu ne dispose pas de piste en DTS, ou en Dolby Digital faute de mieux.


Déjà présents dans les précédents opus de la saga, les titres seront cette fois-ci au cœur du système d’évolution de nos personnages. En effet, certains personnages de notre équipe pourront obtenir jusqu’à une centaine de titres. Certains renforceront un Artes ou des compétences. Alors que d’autres permettront d’acquérir de nouveaux pouvoirs. Plus on combattra avec un titre spécifique, plus le niveau de celui-ci augmentera pour passer d’une étoile jusqu’à cinq. Une fois complètement maitrisés, c'est-à-dire après l’obtention de la sixième étoile, les compétences liées à ce titre seront doublées. Mais dans un premier temps, il sera conseillé de développer le plus de titre possibles.


Le système de combat de Tales of Graces f repose, cette fois, pleinement sur les Artes. On pourra, tourner autour de l’ennemi pour le frapper par derrière ou sur le côté afin de toucher son point faible et l’immobiliser temporairement. Mais l’un des défauts de ce système de combat est qu’on passera notre temps à marteler les boutons pour déclencher les Artes. Le résultat est que l’écran est littéralement inondé par les différents effets spéciaux donnant une impression de vrai foutoir et de toute puissance. Au final, ce système est nettement moins techniques que les précédents opus, mais à l’avantage d’être beaucoup plus accessible.


Pour cet opus, Namco Bandai a eu la très bonne idée de proposer un mode facile pour ceux qui veulent suivre l’histoire sans se prendre la tête. Mais on a également le choix avec le mode normal, le modéré légèrement plus dur, le mode difficile et l’extrême. Sachez que si vous choisissez le mode Facile ou Normal, vous louperez pas mal de trophées.


Concernant l’histoire, on peut dire que l’on reste dans l’archi-classique pour la série. Il n’y aura pas de grosses surprises pour les habitués de la saga. Et malheureusement, si on a joué récemment à Tales of the Abyss, on aura une impression de déjà joué. Cependant, l’histoire se laisse suivre agréablement. Elle est servie par des quêtes annexes pléthoriques qui approfondiront l’histoire d’Ephinea.


Par contre, il faut souligner la qualité du chapitre exclusif à la PS3 qui lève pas mal de zones d’ombre du scénario original. Il se paye même le luxe d’être plus dense et d’offrir une meilleure mise en scène que le jeu principal. Les développeurs ont également profité de ce chapitre bonus afin de modifier légèrement le système de combat avec l’apport du mode Accel.


Pour le casting de cet opus, je dois avouer qu’il est assez réussi. Certes, on n’échappera pas au classique comme la jeune femme amoureuse du héros mais qui n’ose rien dire. Mais, honnêtement, la progression du caractère des personnages lors de l’aventure est notable, mention spéciale à Sophie et Malik.


L’exploration sera, comme d’habitude, le maitre mot de ce Tales of. Même si on ne peut pas contrôler la caméra, il faudra farfouiller les décors pour dénicher les nombreux coffres parfois très bien cachés. De plus, il ne sera pas rare de trouver des objets abandonnés dans les décors sous formes d’étoiles scintillantes.

Autres marque de fabrique des Tales of, les environnements sont vastes et variés. Mais là aussi on aura droit aux classiques du genre en passant des vallées luxuriantes aux vastes plaines enneigées. Par contre, on n’aura pas le droit à une vraie carte du  monde. A croire que celle-ci est morte avec la génération précédente.


Les donjons seront pour la plupart assez faciles à appréhender, mis à part le dernier qui mettra vos nerfs à rude épreuves à coups de multiples téléporteurs.


Enfin, concernant la durée de vie du titre, comptez entre 40 et 50 heures pour l’histoire principale et 10 heures de plus pour le chapitre exclusif. Bien sûr, si vous vous lancez dans les quêtes annexes, les boss cachés et les donjons secrets, vous pouvez plus que doubler ces chiffres.


A noter que Namco Bandai poursuit sa politique de DLC inaugurée par Tales of Vesperia sur Xbox. A côté des classiques gains d’XP ou d’argent virtuel, l’éditeur propose également des costumes « exclusifs ». Mais quand on voit le prix de ces ajouts assez futiles, il y a de quoi s’étrangler. Car il faut compter presque 4€ pour un costume réservé seulement à un personnage. Heureusement, le contenu déjà disponible sur le disque est déjà plus que conséquent et ce ne sont pas les costumes cachés qui manquent.



Pour conclure, les amateurs de J-RPG peuvent sans crainte se lancer dans Tales of Graces f. Cependant, il ne faudra pas s’attendre à d’énormes surprises puisque le jeu reste hyper classique et n’osera jamais s’écarter des standards du genre. Ce point reste son principal défaut, avec son système de combat moins technique que les précédents opus. Par contre, c’est l’épisode parfait pour s’initier au J-RPG.
Et pour une fois que l’on a un J-RPG de qualité sur console de salon, faisant la part belle à l’exploration et entièrement en français, il serait dommage de ne pas en profiter.

1 commentaire:

  1. En regardant les photos du jeu, je trouve l'ambiance et les graphismes fort sympathique.

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