jeudi 14 juin 2012

[Test] PS Vita : Gravity Rush



Initialement prévu sur Playstation 3 sous le nom de code Gravité, pour finalement n’être prévu qu’en téléchargement uniquement en anglais à la sortie de la PS Vita en Europe, Gravity Rush est normalement disponible en français et en boîte sur PS Vita dès aujourd’hui dans toutes les bonnes crémeries. 


Le jeu, dont le nom japonais est Gravity Daze, a été développé par Sony Computer Entertainment Japon Studio, sous l’égide de Keiichiro Toyama qui est également connu pour ses jeux Siren ou le premier Silent Hill. Dans cet action-RPG à monde ouvert, vous devrez aider l’héroïne Kat à contrôler la gravité pour venir à bout des embûches qui se présentent dans sa quête de ses origines.


Attendu par beaucoup de joueurs de PS Vita et encensé par ceux qui ont pu y jouer en version japonaise, Gravity Rush mérite-t-il vraiment tous ces éloges ?




Le jeu débute par un gros plan de Kat qui reprend conscience dans une ville flottante nommée Hekseville. Désœuvrée, elle ne sait pas où elle est ni qui elle est. A côté d’elle, se trouve un mystérieux chat noir qu’elle nommera, par la suite, Poussière. Elle se rendra rapidement compte que cet énigmatique chat lui donne la capacité de contrôler la gravité comme elle le souhaite. Kat va décider d’utiliser ce pouvoir pour protéger les habitants d’Heckseville menacés par des monstres, nommés Nevi, apparus en même temps qu’elle.


L’histoire vous mènera à découvrir les origines de Kat ainsi que de celle de sa Némésis Raven. Entre les différents chapitres ponctuant le jeu, l’histoire sera parfois dévoilée sous forme de bande dessinée où il sera possible de bouger les cases grâce au gyroscope pour les observer sous toutes les coutures.


Les premiers chapitres sont dédiés à la découverte du monde dans lequel est plongé Kat ainsi qu’à la présentation de ses différentes capacités. Il faudra donc obligatoirement apprivoiser la gravité. Pas d’inquiétude cependant, puisque les nombreux tutoriels ponctuant nos premiers pas ont le bon goût de ne pas être trop longs. Avec un petit temps d’adaptation, on se baladera librement dans les ruelles de cette étrange ville, ou dans ses airs.


On pourra soit remplir des missions proposés par les personnages rencontrés, soit explorer à l’envi la ville de départ en quête de cristaux violets. Il s’avère que ces cristaux seront vite indispensables  pour faire progresser les capacités de Kat, et notamment sa jauge de vol. C’est à cette occasion qu’on se rend compte que le level design est tout bonnement excellent. En effet, il ne sera pas rare que les changements de gravité bouleversent complètement notre perception de ce monde.  Puisqu’on pourra se poser sur le flan d'un bâtiment ou carrément au plafond, la tête à l'envers, où se trouveront des cristaux inaccessibles pour le commun des mortels. Le jeu pousse ainsi le joueur à explorer les moindres recoins de la ville puisque la montée en puissance de notre héroïne est rapidement grisante.


Concernant les missions, celle-ci iront de la simple élimination de monstres, aux courses en temps limité, en passant par la récupération d’objets divers et variés. Celles-ci sont nombreuses et certaines seront cruciales au bon déroulement du scénario.

Quand on fera face aux Nevi, les combats seront extrêmement acrobatiques à la manière d’un Kingdom Hearts mais avec une dimension supplémentaire. On devra jouer avec la gravité pour atteindre des ennemis se trouvant sur les murs ou même au dessus de nous. Un coup de gâchette R pour activer le vol et une pression sur le bouton carré suffiront à exécuter un coup de pied dévastateur pour les premiers ennemis du jeu.


Il aura tout de même fallu entre temps viser le globe blanc de ce même ennemi. On se rendra vite compte que même si la visée au stick est disponible, celle au gyroscope est quant à elle bien plus précise. On esquivera les attaques ennemies en glissant brièvement le doigt sur l’écran. C’est un coup à prendre, mais une fois pris, le système de combat s’avère extrêmement dynamique.


Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran, les graphismes sont en cell shading. Le jeu fait partie des titres de lancement qui ne tournent pas en pleine résolution, ce qui occasionne malheureusement un léger aliasing. Cependant, on ne notera jamais la moindre saccade ou ralentissement.  Le détail de l’aliasing se fait vite oublier face à la direction artistique sublime du titre. On aimera ou pas, mais il est indéniable que l’aspect et l’ambiance générale de la ville inspirée des travaux de Moebius sont originaux.


La bande son est composée par Kohei Tanaka, à qui l’ont doit en parti les OST de DragonBall ou de One Piece. Les musiques savent s’accorder parfaitement avec ce monde étrange et inquiétant dans lequel est plongée Kat.

Mais ce ne sont ni les graphismes, ni la musique, ou encore moins le système de combat qui font que l’on a une envie irrépressible de jouer à Gravity Rush. Non, c’est son gameplay basé sur le vol, les chutes libres ou les changements de gravité qui nous pousse à explorer encore et encore le monde de Kat, aidé en cela par un scénario plein de rebondissements.


De mémoire, c'est le premier jeu vidéo qui donne cette sensation de voler librement en ressentant ce que cela peut faire d’être un super héros avec des super pouvoirs. Le fait de décoller du sol tel un Superman, avec les gens surpris autour de nous car entrainés dans notre sillage, puis de tout à coup foncer dans le ciel, tout en rectifiant sa trajectoire pour faire des plans en plongée ou contre plongée est tout bonnement grisant et unique dans les jeux vidéo. Cette sensation de voler, on l’avait déjà connu avec le jeu de Sega : Night Into the Dream sur Saturn, mais cette fois-ci, les possibilités en sont décuplées par la 3D. Le jeu offre réellement une vraie sensation de liberté.


Pour conclure, oui, Gravity Rush mérite complètement les critiques dithyrambiques à son sujet. Seul bémol à ce tableau idyllique, les producteurs ont, encore une fois, cédé aux sirènes des DLC payants. Mais je pense, comme beaucoup, que ce jeu marquera les mémoires et qu’on en reparlera dans plusieurs années avec une pointe de nostalgie, sourire aux lèvres. Pour moi, c’est seulement aujourd’hui que la PS Vita obtient son premier grand jeu. Il s’appelle Gravity Rush et mérite à lui seul amplement l’achat de la dernière console portable de Sony.

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