jeudi 12 avril 2012

[Test] PSP : Lunar Silver Star Harmony


Ceux qui suivent régulièrement ce blog ont peut-être remarqué que j’utilisais beaucoup de captures d’écrans issues de Lunar Silver Star Harmony pour illustrer mes différents articles sur la PS Vita.

Pour la petite histoire, Lunar : The Silver Star est un jeu de rôle japonais sorti le 26 juin 1992 au pays du soleil levant sur Mega-CD. Développé par le Studio Alex et édité par Games Art, Lunar fait partie des rares jeux à exploiter correctement le Mega-CD. En remettant les choses dans leur contexte, en 1992, rares sont les J-RPG à proposer des musiques en qualité CD, des cinématiques en dessins animés, ainsi que des doublages faits par des acteurs célèbres. C’est donc tout logiquement que Lunar s’est très bien vendu (100 000 exemplaires la première année) et a contribué à vendre le support sur lequel il était édité. Il reste, à ce jour, le second titre le plus vendu sur Mega-CD derrière Sonic The Hedgehog CD.

Comparaison PS1 vs PSP

Une version américaine vu le jour, éditée par Working Designs, mais comme d’habitude, elle n’atteignit jamais l’Europe. Après plusieurs remakes, notamment sur PS1 et GameBoy Advance, la version PSP, intitulée Lunar : Silver Star Harmony nous est enfin disponible, mais uniquement en version numérique via le PSN depuis octobre 2010.


Alors, cette version PSP, jouable également sur PS Vita, est-elle à la hauteur de ce titre qui marqua beaucoup de joueur ? Et le jeu n’a-t-il pas trop à souffrir de la comparaison avec des titres plus récents ?
Pour le savoir, lisez donc le test qui suit.

L’histoire suit les aventures d’Alex, jeune villageois de Bourg, qui aspire à être le nouveau DragonMaster, et à suivre ainsi les traces de son héros, Dyne. Alex coule des jours heureux avec sa sœur adoptive Luna, qui  a la particularité d’avoir une voix enchanteresse. Elle et lui doivent se produire à la prochaine fête du village en l’honneur de la déesse Althena



Bien entendu, si tout se déroulait dans le meilleur des mondes, il n’y aurait pas de jeu. C’est à l’occasion d’une excursion dans la caverne du Dragon Blanc qu’Alex va se voir confier la mission de devenir DragonMaster. Lui et ses compagnons d’infortune devront braver mille-et-un dangers et déjouer nombre de complots pour réussir leur mission : sauver le monde de Lunar.

Le scénario est donc archi-classique, ce qui est normal pour un jeu datant de 1992. Mais cette version PSP y ajoute quelques modifications, comme par exemple le prologue, où l’on incarne Dyne et son équipe, totalement absent du jeu original.


Le déroulement est, quant à lui, aussi très classique pour le genre. On suivra souvent le schéma village, carte et donjon. Le système de combats permettra à cinq de vos équipiers de se battre en tour par tour contre leur opposant. Il sera possible, dans les menus, de déterminer, à l’avance, la position initiale des personnages sur l’aire de combat. Bien que le joueur puisse donner ses ordres à chacun des coéquipiers, on aura également le choix de sélectionner une commande rapide, dans le but d’écourter les nombreux combats. Celle-ci laisse les coéquipiers choisir eux-mêmes leurs actions selon les tactiques assignées préalablement par le joueur. On pourra choisir l’ennemi à cibler, se défendre, ou encore fuir le combat. Il sera également possible d’exécuter un coup spécial ou une magie, prétexte à une mise en scène que même Square Enix n’aurait pas reniée. A noter qu’après chaque combat, les altérations d’états seront soignées automatiquement par le chat volant Nail. Par contre, les points de vie et de magie perdus le resteront.


Vos compagnons seront assez nombreux au cours de l’aventure. Certains quitteront le groupe définitivement ou temporairement pour y revenir plus tard. Mais ce qui fait l’une des forces de Lunar, c’est que ce groupe est très hétérogène. Au début, on incarne un adolescent de 16 ans la tête pleine de rêves de gloire. Mais très vite, il sera confronté à la dure réalité et son enthousiasme infantile sera mis à rude épreuve. Il devra  composer avec un mage du même âge que lui mais très imbu de sa personne, ou encore, avec un guerrier alcoolique, voleur, menteur et très largement obsédé par le sexe opposé. On n’échappe pourtant pas au stéréotype du genre de la jeune magicienne très timide ou du garçon manqué. Mais sous ses airs de jeu perclus de japoniaiserie, les développeurs ont su mettre leurs personnages dans des situations très cocasses et souvent à connotation sexuelle ( homme travesti, dispute portant sur les poitrines des femmes du groupe, scène sexy dans les sources thermales, etc ).




Graphiquement, cette version PSP est magnifique pour qui apprécie la 2D. En effet, pour ce remake, la totalité des décors et des personnages ont été redessiné à la main. On a donc des décors aux couleurs chatoyantes et remplis de multiples détails. De plus, certaines animations d’apparence inutiles, comme les branches d’arbres qui bougent au gré du vent, rajoutent beaucoup de vie au jeu. L’animation des personnages est, elle aussi, exemplaire car très détaillée et fluide.



Les musiques ne sont pas en reste, puisque que la bande son a été ré-échantillonnée pour cette version PSP. De plus, de nouveaux morceaux ont été créés spécialement pour ce remake et accompagnent avec brio une bande son déjà excellente à l’époque. Enfin, de nouveaux doublages ont été réalisés pour actualiser ceux vieillissant de l’original.




Mais ce remake PSP, outre de proposer des nouveaux pans de l’histoire, une bande son ré-échantillonnée et des graphismes réactualisés, change aussi un point qui peut être important pour les puristes. En effet, alors que dans le jeu original, le héros Alex ne parlait pas, à la manière de ceux de Dragon Quest, dans ce remake Alex exprime ses pensées et interagit avec ses compagnons. Pour moi, cela a le mérite de lui ajouter un côté plus vivant et moins passif devant les évènements, ainsi que de légèrement moderniser le jeu qui en avait bien besoin.





Concernant les défauts, on pourra noter l’absence de traduction française, ce qui pourra en ennuyer certains. Mais l’anglais de Lunar est assez basique et n’a rien d’insurmontable. De plus, le déroulement  du scénario est très old-school et manichéen.  On pourra également ajouter un manque de difficulté certain, ce qui induit une durée de vie assez faible pour le genre (35-40h), et l’absence de World Map. Mais il serait dommage de bouder son plaisir pour ces défauts qui sont, somme toute, mineurs au vue de la qualité du reste.




Conclusion

On peut dire que ce remake de Lunar : The Silver Star est une réussite. Bien que proposant une faible difficulté et une histoire marquée par les années, c’est au final un excellent J-RPG que nous livre Games Art. Doté d’une ambiance unique, qui vous fera littéralement plonger dans un dessin animé des années 90, Lunar n’a rien perdu de sa fraicheur et reste un très bon titre pour les amateurs du genre.

3 commentaires:

  1. Pour y jouer actuellement, je ne peux qu'etre d'accord avec l'article, le point de la facilité du jeu est cependant énervant, ça se joue une main sur croix l'autre dans le slip :/

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  2. Bonjour Shinjilestat,
    Juste un petit message pour te remercier pour ce test qui m'a permis de découvrir ce titre.
    Je tiens aussi à te féliciter pour ton Blog qui est très agréable à lire.
    Bon continuation.

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