mardi 12 juillet 2011

Zelda Ocarina of Time : Le test.


Sorti sur Nintendo 64 en décembre 1998 en France, The Legend of Zelda : Ocarina of Time a marqué toute une génération de joueurs et même son époque. L’annonce du remake de ce jeu d’exception en a fait frémir certains et enthousiasmé d’autres. Après que j’ai pu l’approcher à l’E3 2011, le jeu est sorti sur la Nintendo 3DS le 17 juin. L’ayant quasiment terminé aujourd’hui,  il est donc grand temps pour moi de publier le test de ce jeu fort attendu.


Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire de ce jeu mythique, en voici un bref résumé.
Vous incarnez un jeune Kokiri, peuple de la forêt, nommé Link qui a pour particularité de ne pas avoir de fée à l’inverse de ses congénères. Mais un sombre destin attend Hyrule, le monde de ce jeu. L’arbre Mojo, le gardien de tous les Kokiris, décide qu’il est temps de vous confier votre fée et c’est sur ses sombres présages que vous ferez la connaissance de Navi. Au fil de l’aventure, vous apprendrez que le destin d’Hyrule repose entre vos mains et qu’il vous faudra jouer avec le temps afin de corriger l’irréparable.


The Legend Of Zelda : Ocarina of Time est un pur Action-RPG. Il faudra explorer ce vaste monde à la troisième personne pour trouver des villes, des grottes cachées ou encore des donjons où vous attendront des objets fabuleux mais au prix d’énigmes à résoudre et de bons nombres d’ennemis à vaincre. Il faudra aussi collecter son équipement suivant les situations rencontrées pour devenir toujours plus puissant. La fée Navi qui vous accompagne est un vrai lien entre le jeu et le joueur. Elle vous interpellera, trop souvent pour certain, pour vous donner des conseils ou des renseignements sur vos ennemis. Elle changera aussi de couleur pour vous indiquer s’il y a une action à faire à certains endroits.

Après ce bref résumé du jeu, qu’en est-il au final de ce remake sur 3DS et a-t-il bien vieilli ?


Si vous avez lu ma preview de l’E3, vous savez déjà que le jeu est magnifique. En le jouant à nouveau presque entièrement, on constate le travail plus que remarquable des personnes de Grezzo, le studio en charge de ce remake.
Par exemple, Link est maintenant tel qu’il était présenté en dessin dans la notice de la version Nintendo 64. Par contre, ses mains restent assez cubiques comme dans le jeu d’origine. Ce contraste entre certains éléments du jeu est avant tout dû à la volonté de ne pas le dénaturer. Il en est de même pour les fabuleuses musiques qui sont identiques à la version N64. L’équipe de développement a même été obligée par Koji Kondo, le compositeur, d’émuler le processeur sonore de la N64 pour qu’elles aient exactement la même sonorité. Ce qui explique qu’on est encore loin de ce que la 3DS est capable de faire.

Mais ceci n’empêche pas qu’on s’étonne de la beauté des environnements à chaque instant, même vers la fin du jeu. Les textures ont été complètement refaites. De nombreux effets de particules ou de lumières ont été rajoutés. De plus, certains décors ont été complètement refaits. Les exemples les plus frappant de ce remaniement graphique sont le lac de pêche, les magasins, le temple du feu ou encore celui de l’eau.
Graphiquement et musicalement, il n’y a donc rien à redire.


Le gameplay a lui aussi évolué pour profiter des capacités de la 3DS.
Le jeu profite bien entendu de l’affichage 3D sans lunette de la Nintendo 3DS. On y gagne en immersion et l’impression de contrôler une petite figurine plastique de Link n’en est que plus grisante. Bien sûr, il est tout à fait possible de jouer en 2D. Ce qu’on perd en relief, on le gagne en qualité d’image, car le jeu bénéficie ainsi d’un anti-aliasing. Ce sera donc au joueur de choisir, mais à vrai dire, je n’ai quasiment jamais désactivé la 3D relief de ce jeu, tellement je la trouvais réussie.


L'écran tactile sert principalement à afficher la carte du monde ou des donjons. On pourra aussi jouer les musiques de l'ocarina ou passer en vue à la premier personne d'une simple pression. Enfin, il permet de gérer l'inventaire et propose des raccourcis bien plus pratiques que dans le jeu d'origine. Le temple de l'eau, notamment, est ainsi bien plus facile car il est maintenant aisé de changer de paire de bottes à la volée.


On peut aussi maintenant viser avec l’aide du gyroscope. Bien que souvent très pratique et immersive, il m’est arrivé quelques fois de couper cette fonctionnalité pour  plus de précision. En effet, si on a la tremblote ou plus simplement si on est dans les transports en commun, les secousses, même infimes, perturbent le gyroscope et nous font louper notre cible. Rageant dans les moments délicats !

La fonction note de la 3DS est aussi mise à contribution. On se retrouve avec une image fixe du lieu où l’on était et l’écran du bas permet de noter, par exemple, les indices que l’on aurait découverts. En toute honnêteté, je n’ai vraiment pas compris comment fonctionnaient ces notes, car au final, je me retrouvais qu’avec le texte mais sans l’image. Bizarre et ce n’est pas le dépliant de 6 pages qui sert de notice de jeu qui m’aidera à comprendre cette fonctionnalité.


Après, ce remake apporte aussi son maigre lot de nouveautés. Pour les débutants ou pour ceux qui bloquerait devant une énigme, les pierres de Sheikah peuvent donner des conseils sous formes de courtes vidéos. On peut combattre les boss de nouveau à volonté dans un mode dédié appelé « Défi de Boss ». Et enfin, on accède à la fin du jeu à une nouvelle « Master Quest » différente de celle qui accompagnait le portage GameCube, en cela que le monde est inversé comme dans un miroir. De quoi encore plus faire perdre leurs repères à ceux qui connaissent ce jeu sur le bout des doigts.


Même après toutes ces années, ce Zelda Ocarina Of Time arrive à surprendre. Esthétiquement d’abord, car le jeu est tout simplement magnifique sans même exploiter à fond la 3DS. Musicalement ensuite puisqu’il arrive souvent qu’on fredonne un air entendu dans le jeu, preuve de leur qualité. Et enfin, il faut avouer que ce Zelda donne encore aujourd’hui une bonne leçon à pas mal de jeux contemporains dans le domaine du level design. Le jeu est vaste, très vaste même, et on a parfois l’impression de devoir faire une multitude de choses tant les quêtes annexes sont nombreuses. Toutefois on est libre de faire les choses comme on l’entend. Au final, le jeu guidera le joueur subtilement pour qu’il suive tout de même la trame de l’histoire. Tous ces éléments réunis font de ce Zelda un jeu mythique. Un titre qui n’est pas cette fois usurpé.

En prime d'autres photos comparatives entres les version N64 à gauche et 3DS à droite.
Cliquer pour agrandir.



4 commentaires:

  1. C'est bien pour tenir la promesse hein :p

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  2. Oui mais non, car j'ai adoré ce jeu. Et ça ne sera pas le seul test à la traîne, puisque le prochain devrait être consacré à Okami Den ;-p

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  3. Salut ! J'ai beaucoup aimé ta critique d'OOT 3DS (ainsi que ton blog), et bravo pour avoir gagné le concours organisé par Nintendo :p

    A bientôt !

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